Interprète : Jérôme Pradon.
Metteur en scène : Christophe Lidon.
Producteur : Laurent Grégoire.
Lumières : Marie-Hélène Pinon.
Décor : Catherine Bluwal.
Régisseur : Denis Schlepp.
Assistante mise en scène : Laurence Kevorkian.
Dans la chambre noire de son appartement-refuge, F‑X exhibe son anatomie. Gros plan après gros plan, il la jette en pâture sur le Net comme autant d’aveux de solitude. Il nous livre les traces des absents, les pépites de sa vie, sa tendresse, il déverse ses cicatrices d’enfant, ses amours d’un soir. Cliché après cliché, sous l’œil de son Reflex, F‑X se recompose, se recrée en noir et blanc et en couleurs.
L’immensité des possibilités de rencontre sur le Net n’a d’égale que la profondeur de la tristesse humaine.
Dans l’isolement de son appartement, F‑X s’adresse au monde entier, hurlant à sa manière sa quête d’amour sous la lumière des flashs qui éclairent ses autoportraits impudiques.
Il avance avec obstination sur la voie de sa propre reconstruction. Car F‑X a pour projet un incroyable chef d’œuvre fait d’images de lui-même et de souvenirs cachés…
Son lit, comme un ring où ombres et lumières vont s’affronter, devient soudainement la scène intime d’histoires de sexe et d’amour étrangement mêlées, le lieu d’une tension qui fascine ses spectateurs internautes.
Jérôme Pradon interprète ce personnage à fleur de peau dont les cicatrices sont autant de souvenirs liés au parcours d’un jeune homme devenu adulte qui utilise tous les codes d’une sexualité provocante pour choquer mais aussi pour émouvoir par sa franchise et sa détermination.
C’est un réflecteur de lumières que nous tend François-Xavier = F‑X.
Christophe Lidon