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Avignon 2009 — F‑X

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fx-afficheInter­prète : Jérôme Pradon.
Met­teur en scène : Christophe Lidon.
Pro­duc­teur : Lau­rent Grégoire.
Lumières : Marie-Hélène Pinon.
Décor : Cather­ine Bluwal.
Régis­seur : Denis Schlepp.
Assis­tante mise en scène : Lau­rence Kevorkian.

Dans la cham­bre noire de son apparte­ment-refuge, F‑X exhibe son anatomie. Gros plan après gros plan, il la jette en pâture sur le Net comme autant d’aveux de soli­tude. Il nous livre les traces des absents, les pépites de sa vie, sa ten­dresse, il déverse ses cica­tri­ces d’enfant, ses amours d’un soir. Cliché après cliché, sous l’œil de son Reflex, F‑X se recom­pose, se recrée en noir et blanc et en couleurs.

L’immensité des pos­si­bil­ités de ren­con­tre sur le Net n’a d’égale que la pro­fondeur de la tristesse humaine.
Dans l’isolement de son apparte­ment, F‑X s’adresse au monde entier, hurlant à sa manière sa quête d’amour sous la lumière des flashs qui éclairent ses auto­por­traits impudiques.
Il avance avec obsti­na­tion sur la voie de sa pro­pre recon­struc­tion. Car F‑X a pour pro­jet un incroy­able chef d’œuvre fait d’images de lui-même et de sou­venirs cachés…
Son lit, comme un ring où ombres et lumières vont s’affronter, devient soudaine­ment la scène intime d’histoires de sexe et d’amour étrange­ment mêlées, le lieu d’une ten­sion qui fascine ses spec­ta­teurs internautes.
Jérôme Pradon inter­prète ce per­son­nage à fleur de peau dont les cica­tri­ces sont autant de sou­venirs liés au par­cours d’un jeune homme devenu adulte qui utilise tous les codes d’une sex­u­al­ité provo­cante pour cho­quer mais aus­si pour émou­voir par sa fran­chise et sa détermination.
C’est un réflecteur de lumières que nous tend François-Xavier = F‑X.
Christophe Lidon