Aurore Delplace et Stéphane Neville mènent le bal de Cendrillon

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Aurore Delplace et Stéphane Neuville dans Cendrillon
Aurore Delplace et Stéphane Neville dans Cendrillon

Racon­tez-nous un peu vos par­cours respectifs…
Aurore Delplace : Je suis orig­i­naire de Bel­gique où j’ai suivi des cours de cla­que­ttes et de gym­nas­tique sportive dès l’âge de six ans. Après avoir décroché mon bac danse, je suis mon­tée à Paris il y a deux ans. Je me suis inscrite à l’Académie Inter­na­tionale de Comédie Musi­cale dirigée par Pierre-Yves Duch­esne. Ensuite, j’ai décroché le rôle de Sandy dans Grease en tant que dou­blure, et enfin Cen­drillon.
Stéphane Neville : J’ai fait mes études d’art dra­ma­tique au con­ser­va­toire de Mar­seille. J’ai fait pas mal de piano bar avant de jouer dans le Petit Prince, Les enfants du soleil et Don Juan.

Com­ment a com­mencé l’aventure Cen­drillon ?
AD : Bruno Berberes [NDLR : directeur de cast­ing] est venu à l’AICOM en vue de pré­par­er le cast­ing de Cen­drillon. Quand il m’a vue, il m’a dit :  « Cen­drillon c’est toi, mais il faut que tu tra­vailles ». C’est ce que j’ai fait !
SN : J’ai ren­con­tré Bruno Berberes en 2003 au moment du Petit Prince. Depuis, il m’envoie régulière­ment sur des cast­ings. Pour Cen­drillon, tout est allé très vite. J’ai sen­ti dès le pre­mier tour que le rôle était pour moi. Le con­tact avec Agnès Boury est immé­di­ate­ment passé.
AD : Pour moi, le sus­pense a été bien plus long. J’ai passé le cast­ing au mois de novem­bre 2008 et je n’ai eu la réponse finale que fin jan­vi­er 2009 !

Jouer pour des enfants était une aven­ture qui vous tentait ?
SN : En fait, sincère­ment, quand j’ai vu que des gens comme Agnès Boury, Car­o­line Roë­lands ou Gio­ra Linen­berg y par­tic­i­paient, le pro­jet m’a immé­di­ate­ment séduit. Pour moi, la réelle dif­férence avec un spec­ta­cle pour enfants, ce sont les horaires et le rythme de vie à adopter. Pour être opti­mal, plus ques­tion de veiller tard le soir,  si on veut que sa voix soit au top à 11 heures du matin !

Aurore Delplace
Aurore Delplace

Com­ment s’est passé le tra­vail avec Agnès Boury ? 
AD : Agnès m’a lit­térale­ment fait décou­vrir le théâtre. Elle m’a déco­incée en réus­sis­sant à gom­mer toutes mes appréhen­sions. J’avais très peur de jouer une Cen­drillon nunuche. Et grâce à elle, j’ai pu ajouter des traits de ma per­son­nal­ité et une touche de fan­taisie au personnage.
SN : Ce qui est agréable dans ce par­ti pris de mise en scène, c’est que nous dépas­sons le stade du pre­mier degré des per­son­nages. Agnès nous per­met d’aller beau­coup plus loin. C’est une per­son­ne très patiente, très ras­sur­ante. Nous avons tou­jours tra­vail­lé dans le calme et la sérénité, tout en riant beau­coup. Vin­cent Heden, qui l’a assistée, nous a beau­coup aidés en refor­mu­lant dif­férem­ment ses direc­tives. Il a égale­ment fait un beau tra­vail de direc­tion vocale.

Com­ment avez-vous tra­vail­lé les chansons ?
SN : Cela s’est déroulé sur plusieurs mois, de mars à août. Nous avons passé un cer­tain temps en stu­dio pour d’abord décou­vrir, tra­vailler, et peaufin­er les chan­sons. Cer­taines étaient juste des ébauch­es. Ce pas­sage en stu­dio fut une vraie occa­sion de retra­vailler les textes selon le phrasé, les arrange­ments, etc. Les chan­sons ont vrai­ment été tail­lées sur mesure.

Par­lez-nous un peu de vos per­son­nages.
AD : Cen­drillon est gen­tille, douce, pas naïve, rêveuse, tout en ayant un petit grain de folie.
SN : Je con­sid­ère le prince comme un per­son­nage assez mûr, assez posé. Dans le con­te, il a une portée assez sym­bol­ique et, du coup, reste très dis­cret, effacé même. Ici, je pro­pose une approche plus rugueuse, posée. Je joue avec la com­plic­ité qui le lie au chambellan.

Stéphane Neuville
Stéphane Neville

Que vous apporte cette expérience ?
AD : Cette expéri­ence m’a avant tout per­mis de mieux con­naître le théâtre. C’est une vraie révéla­tion et un grand bond en avant grâce à Agnès Boury. Et puis, c’est ma pre­mière expéri­ence de troupe. J’apprends tous les jours aus­si bien sur un plan humain qu’artistique.
SN : Cette expéri­ence m’a per­mis de ren­con­tr­er de nou­velles per­son­nes. J’adore tout le tra­vail en équipe que nous réalisons.

Avez-vous d’autres pro­jets en cours ?
AD :  je vais repren­dre le rôle de Sandy dans Grease en rem­place­ment de Cécil­ia Cara qui part jouer dans Bon­nie and Clyde.
SN : Pour l’instant, je me con­sacre à Cen­drillon sans penser à d’autres choses. Je mets pour le moment mes pro­jets artis­tiques per­son­nels en attente, notam­ment la réal­i­sa­tion musi­cale pour des spec­ta­cles, des albums…