Aurélie Konaté — Osez Joséphine…

0
318
Aurélie Konaté dans Jo et Joséphine © Alx et dom photo; styliste Rosa Kanno
Aurélie Konaté dans Jo et Joséphine © Alx et dom pho­to; styl­iste Rosa Kanno

On ne vous avait pas revue sur scène depuis Belles Belles Belles à Paris : que s’est-il passé depuis ?
Effec­tive­ment, j’ai tra­vail­lé sur mon pre­mier album pen­dant un an. Mal­heureuse­ment, pour des raisons que je ne peux expli­quer ici, j’ai dû me sépar­er de mon équipe et tout repren­dre à zéro ! J’anime en par­al­lèle une émis­sion de musique sur Fun TV. La scène fait par­tie de mes envies et que ce soit pour défendre une cause, un album ou un spec­ta­cle, je suis ravie de fouler les planch­es à nouveau !

Vous avez égale­ment inter­prété Les Mono­logues du Vagin : avez-vous pris des cours de théâtre ? 
Non, je n’ai aucune tech­nique, je joue naturelle­ment ! J’ai adoré jouer ce texte fab­uleux durant cinq semaines cet été ! C’é­tait effec­tive­ment très nou­veau pour moi. J’ai effec­tué un pro­fond tra­vail de comédie avec Car­o­line Loeb. Cette expéri­ence m’a per­mis de me con­cen­tr­er sur mon jeu. Je n’avais plus d’ar­ti­fices der­rière lesquels me cacher ! Car­o­line m’a lais­sé beau­coup de lib­erté. C’é­tait très agréable de tra­vailler avec elle car rien n’é­tait jamais imposé. J’ai pu pro­pos­er plein d’idées !

Vous aimez la comédie musicale ?
Oui ! Je suis une grande fan de comédie musi­cale… Mes préférées sont Chan­tons sous la pluie, Hair, Dirty Danc­ing et les dessins ani­més de Disney…

Quel rôle rêver­iez-vous d’interpréter ?
Aïda d’El­ton John. Ses chan­sons sont à tomber par terre !

Com­ment Jo et Joséphine s’est-il présen­té à vous ?
Par une sim­ple ren­con­tre ! Rubia Matignon m’a présen­té le pro­jet, le con­texte de l’his­toire… Je ne con­nais­sais que les grandes lignes de la vie de Joséphine Bak­er, ses chan­sons les plus con­nues. Je ne savais pas qu’elle avait fait de la résis­tance, lut­té con­tre le racisme, été l’amie de Grace Kel­ly. C’est un per­son­nage qui me fascine com­plète­ment. Je me suis sen­tie tout de suite proche d’elle, notam­ment dans son com­bat con­tre le racisme et dans le souci d’être accep­tée comme on est, quelle que soit sa couleur de peau.

De quoi par­le la pièce ?
La pièce racon­te la ren­con­tre de Joséphine Bak­er avec Jo Bouil­lon, un musi­cien qui va la pouss­er à remon­ter sur scène et sauver le pro­jet des Milan­des, le château qu’elle a acheté pour loger la douzaine d’en­fants qu’elle a adop­tés. L’ac­tion se déroule dans les loges de dif­férents music-halls, ain­si que sur scène. La pièce est un com­pro­mis entre le théâtre et le music-hall.

Com­ment vous êtes-vous documentée ?
Avec Jacques Pes­sis, c’é­tait plutôt facile. Il avait de très nom­breux doc­u­ments sur elle et il me les a tous mis à dis­po­si­tion ! J’ai égale­ment fouil­lé sur Inter­net, regardé des vidéos, observé visuelle­ment ses atti­tudes, etc.

Com­ment tra­vaillez-vous avec Rubia ?
Nous sommes actuelle­ment en pleines répéti­tions. Je me mets pro­gres­sive­ment dans la peau de quelqu’un qui a vécu des choses très fortes. Je suis à la recherche de l’é­mo­tion sans tomber dans le mélo­drame. C’est assez sub­til comme tra­vail. Rubia me laisse le temps de fouiller des pistes au fil des répéti­tions. En ce moment, je cherche com­ment faire ressor­tir son car­ac­tère bien forgé afin que le pub­lic com­prenne mieux les sautes d’humeur de Joséphine et pourquoi elle se sent par­fois dépassée.

Com­ment s’est passé le tra­vail avec Gré­gori Baquet ?
Je l’avais croisé de temps en temps mais je ne le con­nais­sais pas per­son­nelle­ment. C’est un plaisir de tra­vailler avec lui ! Il con­naît bien le spec­ta­cle. Il est très réac­t­if, tra­vaille rapi­de­ment. Pour moi c’é­tait impor­tant d’être en osmose avec mon parte­naire. On joue tout de même une his­toire d’amour !

Avez-vous d’autres pro­jets pour 2008 ?
J’aimerais beau­coup ter­min­er mon album et je con­tin­ue mon émis­sion sur Fun TV. Pour le reste, on verra…