Armande Altaï en concert

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altai-concertPrêtresse et dia­b­lesse, lionne et ophéli­enne, fille et mère, asi­ate et européenne, élec­tro et baroque, futur­iste et romanesque,
Armande Altaï est la femme aux cent visages.
Elle rêve avec sa petite nip­pone «Kimiko», jail­lie d’un man­ga irisé.
Elle se sou­vient d’une «Chiq­ui­ta» dont les talons claque­nt encore, dans sa mémoire.
Elle pleure avec une «Solveig» qui fait rimer roman­tisme et idéalisme.
Elle fris­sonne sa «Cold Song», en reine des neiges hiératique.
Elle tra­verse une fête futur­iste («All Around»), femme piège à la Enki Bilal.
Mais que cha­cun relie entre eux ces points, ces îles, dessi­nant une seule et même âme.
Qu’elle chante les clas­siques (Grieg, Haen­del, Pur­cell…) ou sa pro­pre musique,
Armande maîtrise sa voix comme jamais, à la moin­dre inflex­ion près.
Le temps a arron­di ses angles, ses éclats, ses notes acérées.
Désor­mais, on entend mieux sa ten­dresse, sa chaleur — sa mélan­col­ie aussi.
Loin de tout malen­ten­du, il est temps de recon­naître Armande pour ce qu’elle est : une artiste unique, fière et frag­ile poétesse aux notes mauves.