Antonio Interlandi charme Evita

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Antonio Interlandi dans Evita (c) Grégory Navarra
Antonio Interlandi dans Evita (c) Grégory Navarra
Anto­nio Inter­lan­di dans Evi­ta © Gré­go­ry Navarra

Anto­nio Inter­lan­di, avant de jouer dans ce spec­ta­cle, que représen­tait pour vous Evi­ta (le musical) ?
Evi­ta fut une des pre­mières comédies musi­cales que j’aie pu voir au théâtre. J’é­tais ado et c’é­tait à Madrid, dans une ver­sion en espag­nol. J’é­tais déjà très impres­sion­né par la charge émo­tion­nelle de l’œuvre. J’avais le CD de la ver­sion orig­i­nale anglaise, que j’é­coutais en boucle. Alors for­cé­ment, les chan­sons reve­naient toutes pen­dant les répétitions.

Pou­vez-vous nous par­ler de votre personnage ?
Mag­a­l­di était un chanteur de tan­go qui est resté con­nu pour avoir été celui qui a per­mis à Evi­ta de par­tir de son petit vil­lage de Junin, pour aller chercher le suc­cès à Buenos Aires. Ce rôle peut être assez dif­férent selon les ver­sions. Dans notre pro­duc­tion, les met­teurs en scène ont voulu mar­quer le con­traste entre le chanteur de tan­go bel­lâtre et charmeur, et l’homme méprisant qui au fond n’est pas du tout amoureux ni intéressé par Evi­ta, agacé même par son attache­ment. C’est très intéres­sant de pou­voir jouer ce con­traste sur scène.

Vos expéri­ences argen­tines (vous avez notam­ment tra­vail­lé avec le met­teur en scène Alfre­do Arias) vous ont-elles servi dans la com­po­si­tion de ce personnage ?
Énor­mé­ment! Grâce à Tatouage et plus tard à Cinelandia, que nous avons don­né au Rond Point et au Théâtre Mont­par­nasse, Alfre­do m’a per­mis d’abor­der ce réper­toire très par­ti­c­uli­er du tan­go. Curieuse­ment, j’ai trou­vé rapi­de­ment mon chemin dans ce univers. Cela m’a beau­coup aidé pour ma chan­son dans le pre­mier acte d’Evi­ta.

Qu’est-ce qui vous plaît par­ti­c­ulière­ment dans cette pro­duc­tion d’Evi­ta ?
La qual­ité musi­cale est excep­tion­nelle. Notre chef Pas­cal Char­p­en­tier est un habitué des comédies musi­cales en Bel­gique, et il a fait un tra­vail remar­quable avec l’orchestre, met­tant en évi­dence toute la richesse de l’écri­t­ure de Andrew Lloyd Weber. Il y règne égale­ment un vrai esprit de troupe qui est très agréable. Grace à nos deux met­teur en scène, la cohé­sion entre presque 40 per­son­nes venant d’hori­zons très dif­férents, a don­né une belle unité sur scène.

Quels sont vos pro­jets après Evi­ta ?
Je pars en tournée au Brésil avec un mono­logue créé en France la sai­son dernière, sur le texte de L’E­vangile de Thomas. C’est un tout autre univers ! Ce sera un gros chal­lenge, trois mois de représen­ta­tions à São Paulo  avec une ver­sion adap­tée en por­tu­gais, avec la voix de Maria de Medeiros comme nar­ra­trice. Ensuite, je reviens en France pour tra­vailler à nou­veau avec l’écrivain René de Cec­ca­t­ty sur des lec­tures de textes de Pasoli­ni. La diver­sité est une chance dans notre travail !
Evi­ta à Brux­elles jusqu’au 6 sep­tem­bre 2016.
Lire notre inter­view de Deb­o­rah De Rid­der (Evi­ta)
Lire notre inter­view de Philippe d’Av­il­la (Juan Peron).