Andy Roninson, jeune auteur-compositeur américain, nous propose ses musicals de dix minutes !

0
255
Andy Roninson (c) DR
Andy Roninson (c) DR
Andy Ronin­son © DR

Andy Ronin­son, com­ment est né votre intérêt pour le théâtre musical ?
Petit, je jouais dans des musi­cals à l’é­cole et en ama­teur. J’ado­rais ça. J’ai même joué le rôle prin­ci­pal dans The Music Man quand j’avais treize ans. Après ça, ma voix a com­mencé à flanch­er et j’ai arrêté de me pro­duire sur scène. J’ai com­mencé à me con­cen­tr­er sur le piano, d’abord clas­sique puis, à l’u­ni­ver­sité, jazz.
Ensuite, à Pur­chase Col­lege, j’ai com­mencé à faire de la direc­tion musi­cale puis à écrire du théâtre musi­cal. J’y ai co-écrit deux spec­ta­cles et j’ai util­isé des chan­sons de ces spec­ta­cles pour inté­gr­er le BMI Musi­cal The­atre Writ­ing Work­shop où j’ai con­tin­ué à écrire des chan­sons, notam­ment dans le cadre d’exercices.

Com­ment vous est venue l’idée d’écrire des musi­cals de dix minutes ?
En fait, ça fait plusieurs années que je tra­vaille sur le con­cept de musi­cals courts. Mon devoir final lors de ma pre­mière année au BMI Work­shop était d’écrire un musi­cal de dix min­utes. J’avais aus­si écrit un musi­cal de huit min­utes dans le cadre d’un fes­ti­val qui s’ap­pelait — je vous laisse devin­er — Eight Minute Musi­cals.
Après m’être instal­lé à New York, quand j’é­tais dans le métro, j’é­coutais prin­ci­pale­ment deux choses : des albums de musi­cals et des pod­casts par­lés (comédie, sto­ry­telling, doc­u­men­taire…). J’ai finale­ment eu l’idée de com­bin­er les deux en un pod­cast musi­cal. J’ai donc décidé d’écrire, enreg­istr­er puis dif­fuser un musi­cal orig­i­nal de dix min­utes — avec une his­toire com­plète — le pre­mier du mois, chaque mois. Ce pod­cast s’ap­pelle Take A Ten et est disponible gra­tu­ite­ment sur iTunes ou sur le site TakeATenMusicals.com.

Quelles sont vos influences ?
J’adore Debussy (une des raisons pour lesquelles je suis si con­tent d’être en France !), Nick Drake, D’Angelo, Duke Elling­ton, Frank Ocean, George Gersh­win, The Who, et beau­coup  d’autres. En théâtre musi­cal, j’aime Stephen Sond­heim, Lin-Manuel Miran­da, Rodgers & Ham­mer­stein, et encore beau­coup d’autres !

Quel effet cela fait-il de voir votre tra­vail inter­prété ici à Paris ?
Génial ! Voir mon tra­vail inter­prété live par qui que ce soit est tou­jours un cadeau, mais le voir pren­dre vie de façon si mag­nifique à tra­vers ces acteurs et musi­ciens, c’est encore mieux ! Le dévoue­ment de ces artistes de grand tal­ent est impres­sion­nant. Je me demandais si l’humour allait fonc­tion­ner ici, mais il me sem­ble que le pub­lic parisien l’a appré­cié avec des réac­tions très sim­i­laires au pub­lic améri­cain. C’est très encour­ageant, d’au­tant plus que j’aime telle­ment la cul­ture française !

Quels sont vos projets ?
Je con­tin­ue à écrire et enreg­istr­er le pod­cast Take A Ten qui aura égale­ment quelques représen­ta­tions live à New York dans les prochains mois. Je suis aus­si très heureux de com­mencer l’écri­t­ure d’un nou­veau musi­cal de plus grande enver­gure, mais il est encore un peu tôt pour en parler !