Andy Cocq, version solo…

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Votre pre­mier one man show, Garçon man­qué, arrive sur scène le 10 jan­vi­er prochain. Com­ment avez-vous eu l’idée de ce spectacle ?
En fait, ce spec­ta­cle est la suite logique de plusieurs déclics. C’est Isabelle Nan­ty qui m’a mis la puce à l’or­eille la pre­mière, il y a quelques années, en me con­seil­lant d’écrire mon pro­pre spectacle.

Com­ment avez-vous ren­con­tré Jar­ry, avec qui vous avez écrit le spectacle ?
Chris­telle Grail­lot, respon­s­able de la cel­lule Décou­verte à Canal+, me l’a présen­té. Après une représen­ta­tion de Spa­malot, elle est venue me féliciter et m’a don­né ren­dez-vous quelques jours plus tard. Quand je lui ai con­fié que j’avais l’idée d’écrire un one man show, mais que l’ex­er­ci­ce n’é­tait pas évi­dent pour moi, elle a pen­sé immé­di­ate­ment à Jar­ry. Le courant est très bien passé entre nous. Jar­ry est un feu fol­let dynamique et très drôle. Il m’a beau­coup appris en matière d’écriture.
Com­ment avez-vous écrit le spec­ta­cle à qua­tre mains ?
Jar­ry a très vite com­pris ce qui me fai­sait rire et ce qui pou­vait faire rire chez moi… En fait, j’im­pro­vi­sais beau­coup, il pre­nait des notes, et on ré-écrivait ensem­ble. Il a l’art de syn­thé­tis­er et il a un imag­i­naire proche du mien. On s’est beau­coup amusé à écrire ce spectacle.

Com­ment aviez-vous ren­con­tré Isabelle Nanty ?
C’est Isabelle qui devait ini­tiale­ment met­tre en scène Le Sol­dat Rose. Elle a beau­coup appré­cié mon audi­tion pour le rôle de Cousin Puz­zle. Je l’ai croisée à nou­veau sur le tour­nage d’Agathe Cléry, et nous sommes restés en contact.

Com­ment avez-vous abor­dé le tra­vail de mise en scène avec elle ?
Elle m’a exam­iné, inter­viewé, observé durant les deux pre­mières semaines de répéti­tions.  Et puis un jour, j’ai claire­ment vu où elle voulait m’emmener. Elle a un imag­i­naire poé­tique et décalé que j’adore. J’avais telle­ment aimé son tra­vail de mise en scène sur les one man shows de Gad Elmaleh et de Julie Fer­ri­er que j’avais hâte de tra­vailler avec elle. Isabelle est fidèle aux artistes, et c’est rare.

Com­bi­en de temps vous a‑t-il fal­lu pour men­er à bien ce projet ?
C’est allé assez vite, ça fait un peu plus d’un an que je m’y suis vrai­ment mis ! Tout s’est fait naturelle­ment… Je suis très fier des gens qui m’en­tourent pour cette aven­ture. Quand je vous dis que j’ai une chance incroyable !!!

De quoi par­le le spectacle ?
C’est l’his­toire d’un petit garçon très/trop expres­sif, qui rêve de chanter, de jouer, et de danser. Il racon­te com­ment, de fil en aigu­ille, il arrive à être là, sur scène. On y croise toute une galerie de per­son­nages qui ont fait par­tie de sa vie à un moment donné…

C’est un spec­ta­cle musical ?
Pas for­cé­ment. J’avais envie de me met­tre un peu en dan­ger après quinze ans de spec­ta­cles. Il y a évidem­ment des per­son­nages qui chantent dans mon spec­ta­cle, mais je n’en dirai pas plus… Il va fal­loir venir au Petit Gymnase.

Vous avez con­nu des expéri­ences de troupe jusque-là. Le fait d’être seul sur scène n’est pas trop angoissant ?
C’est un stress dif­férent. C’est la pre­mière fois que je m’in­vestis autant sur un pro­jet, donc la pres­sion n’est pas la même, elle est pire !!! J’ai entière­ment con­fi­ance en Isabelle Nan­ty, Jar­ry et mon équipe de pro­duc­tion, je suis très bien entouré.

Est-ce pour vous un aboutisse­ment d’occuper seul la scène ?
C’est une étape, mais pas un aboutisse­ment. J’avais vrai­ment envie de me retrou­ver comme quand j’é­tais enfant, seul dans ma cham­bre à chanter, jouer et danser, à faire comme Sylvie Joly ou Valérie Lemerci­er ! J’ai voulu faire pareil.

A quelques jours de la pre­mière, quel est votre état d’esprit ?
J’ai hâte. J’ai peur. Je dors beau­coup moins bien que la semaine dernière. Mon cerveau est en ébul­li­tion. Et puis évidem­ment l’an­goisse monte : ne pas faire rire, ne pas être drôle, que le spec­ta­cle ne plaise pas… Toutes ces petites pen­sées qui vous empêchent de dormir et aux­quelles vous ne pou­vez pas échap­per ! Mais ça va, je vais bien, super bien, vrai­ment très bien, absol­u­ment très vrai­ment fort bien…