Andy Cocq — Un Cousin Puzzle déjanté…

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Andy Cocq alias Cousin Puzzle dans le Soldat Rose© Sabine Leroux
Andy Cocq alias Cousin Puzzle dans le  Soldat Rose© Sabine Leroux
Andy Cocq alias Cousin Puz­zle dans le Sol­dat Rose© Sabine Leroux

Lors de notre dernière inter­view, vous étiez sur scène pour Les sept péchés cap­i­taux. Que s’est-il passé depuis ? 
La caméra m’a fait de l’oeil… Nous avons tourné une série issue du spec­ta­cle Les sept péchés cap­i­taux, inti­t­ulée Soaperette, com­posée de 50 épisodes qui ont été dif­fusés sur la Fox. Et puis j’ai décroché un sec­ond rôle dans le prochain film d’E­ti­enne Chatiliez, Agathe Cléry, qui sera en salles le 3 décem­bre 2008. Le tour­nage s’est déroulé sur un an.

Le ciné­ma… Racon­tez-nous un peu com­ment vous avez vécu cette nou­velle expérience ? 
Eti­enne Chatiliez cher­chait des artistes qui chan­taient et qui dan­saient pour son film. Il m’a sim­ple­ment demandé de rester le plus naturel pos­si­ble ! Nous avons eu beau­coup de répéti­tions en amont, ce qui a créé une ambiance très famil­iale sur le plateau ! Je m’es­time vrai­ment chanceux d’avoir vécu cette pre­mière expéri­ence dans ces con­di­tions-là. Chatiliez est très patient et à l’é­coute des comé­di­ens. Même si j’avais tout un tas de nou­velles choses tech­niques à gér­er au-delà du jeu, comme les repères au sol, la lumière, le son, il a tou­jours pris le temps de me met­tre à l’aise, de refaire autant de fois que néces­saire la prise.
J’ai adoré cette expéri­ence et j’e­spère bien la renou­vel­er. Je suis actuelle­ment en train de faire des essais pour un autre film…

Com­ment s’est présen­tée l’op­por­tu­nité du Sol­dat Rose ?
J’ai vu l’an­nonce sur Regard en coulisse et j’ai passé les cast­ings ! J’ai présen­té mes deux chan­sons au pre­mier tour et j’ai été rap­pelé pour la suite.

Vous pro­jetiez-vous déjà dans un personnage ? 
Non, pas par­ti­c­ulière­ment. D’ailleurs, j’ai dû essay­er qua­si­ment tous les per­son­nages mas­culins du spec­ta­cle hormis le roi ! Finale­ment, c’est moi qui ai ori­en­té leur choix ! Pour le dernier tour des cast­ings, j’ai pré­paré un petit texte de présen­ta­tion et la chan­son du Cousin Puz­zle. J’ai com­mencé à con­stru­ire le per­son­nage et ça a marché !

Effec­tive­ment, quand on vous voit sur scène, on a l’im­pres­sion que c’est un rôle écrit presque sur mesure ! 
C’est ce qui s’est passé ! Mon audi­tion a séduit l’équipe qui a écrit les dia­logues autour de ma propo­si­tion (d’ailleurs un peu plus que prévu…). Toute l’équipe a vrai­ment réal­isé un tra­vail col­lab­o­ratif avec chaque artiste. Même si la mise en scène était déjà très dess­inée en amont, Corinne et Gilles ont con­servé cer­taines propo­si­tions, arrangé cer­tains aspects selon les inter­prètes… Bref, ce fut une façon de tra­vailler très grat­i­fi­ante et très motivante.

Com­ment vous êtes-vous détaché de l’in­ter­pré­ta­tion d’Al­bin de la Simone ? 
Con­traire­ment à d’autres per­son­nages beau­coup plus présents, j’avais la chance d’avoir moins de pres­sion car le Cousin Puz­zle n’é­tait pas un per­son­nage fort au départ et Albin de la Simone reste encore un artiste peu con­nu du grand pub­lic. Du coup, j’ai lais­sé libre cours à mon imag­i­na­tion, bâti mon per­son­nage, trou­vé ses car­ac­téris­tiques selon ma sen­si­bil­ité et avec l’aide de mon amie et coach Chris­tine Bonnard !

Vous qui aviez joué dans Emi­lie Jolie de Philippe Cha­tel, un proche de Louis Ché­did, avez-vous retrou­vé des points com­muns entre les deux spectacles ? 
Effec­tive­ment, on sent que ces deux spec­ta­cles ont été écrits dans un même esprit. D’ailleurs, leurs struc­tures sont proches. Le per­son­nage prin­ci­pal est un enfant en quête et accom­pa­g­né tout le long par de mul­ti­ples per­son­nages. Mais ce que j’ap­pré­cie le plus c’est la poésie qui est présente dans ces deux spec­ta­cles, aus­si bien dans l’his­toire que musicalement.

Vous vous apprêtez bien­tôt à par­tir en tournée. Le spec­ta­cle a‑t-il évolué depuis la première ? 
Je pense que nous avons gag­né en flu­id­ité. Main­tenant nous sommes moins stressés et notre ent­hou­si­asme est de plus en plus fort. Je pense que le pub­lic doit percevoir ce plaisir de jouer ensemble.

Com­ment réag­it le public ? 
Ce qui est très drôle pour nous qui sommes sur scène, c’est que les enfants par­lent beau­coup pen­dant le spec­ta­cle. Ils ne dis­ent jamais la même réflex­ion au même moment ! Ils vivent vrai­ment l’his­toire avec nous et c’est très agréable comme sensation.

Aujour­d’hui, à quelques jours du départ en tournée, dans quel état d’e­sprit êtes-vous ? 
Je suis très con­tent de faire par­tie de la troupe et de la tournée jusqu’en novem­bre 2008. Lorsque nous avons joué la pre­mière à Dole, nous avons eu un avant-goût de la tournée car les répéti­tions ont duré deux semaines là-bas. Nous avons hâte de par­tir en tournée ensemble !

Quels sont vos pro­jets après le Sol­dat Rose ?
J’avoue que, pour le moment, je me laisse bercer par cette aven­ture plutôt longue et je savoure… J’at­tends des répons­es pour des films et je réfléchis à écrire un one man show. Je ver­rai si j’ai le temps de m’y met­tre pen­dant la tournée !