Tony Awards 2009 : Alice Ripley, la passionnée

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Alice Ripley
Alice Rip­ley

Alice Rip­ley, tout d’abord, félic­i­ta­tions pour votre Tony Award de la meilleure actrice dans un musi­cal. Quelle a été votre réac­tion quand vous avez appris votre nom­i­na­tion, puis quand vous avez gagné ?
J’ai appris ma nom­i­na­tion en regar­dant les infor­ma­tions sur une chaîne locale, assise sur mon canapé, en sous-vête­ments ! Ma réac­tion a été de l’ex­ci­ta­tion, mêlée à une petite pointe de sur­prise seule­ment, car après tout, j’ai tra­vail­lé à ça toute ma vie !
Quand j’ai gag­né, j’é­tais assise dans mon fau­teuil à Radio City, à côté de mon mari. Je trou­vais sur­réal­iste que ça m’ar­rive à moi, mais encore une fois, j’ai tra­vail­lé toute ma vie pour ça et tout le monde me dis­ait que j’al­lais gag­n­er. Je me sen­tais quand-même très godiche pen­dant que je me dirigeais vers la scène. Je fai­sais très atten­tion car j’avais une robe avec une traîne et des chaus­sures que je n’avais jamais portées avant. Bon, cette fois, je ne suis pas tombée !

Imag­inez que vous êtes devant un pub­lic de Français qui aiment les musi­cals mais ne vous con­nais­sent pas encore com­plète­ment, com­ment vous décririez-vous ?
Je com­mencerais d’abord par chanter. Ensuite, je ferais une petite danse coquine qui fini­rait en tragédie ! Ensuite, il y aurait une stim­u­lante ses­sion de ques­tions-répons­es, accom­pa­g­née d’un plateau de fro­mages du chef et d’une sélec­tion de vins.

Com­ment avez-vous décidé de vous lancer dans le théâtre musical ?
J’ai com­mencé au Lake­wood Lit­tle The­atre (qui s ‘appelle main­tenant le Beck Cen­ter) à Cleve­land, dans l’O­hio, dans un cours de théâtre qui se con­clu­ait chaque année par un spec­ta­cle étu­di­ant. Cela a été une excel­lente for­ma­tion. A l’époque, cet endroit ressem­blait beau­coup à la descrip­tion du stu­dio dans la chan­son  « At The Bal­let » de Cho­rus Line :  « En haut d’un escalier raide et étroit… ».
Ma pre­mière audi­tion à Lake­wood était pour le rôle de Dorothy dans Le Magi­cien d’Oz. J’ai décroché le rôle… d’un singe volant, bien que j’aie peut-être enjo­livé l’his­toire au fil des années !
« Vis­er le rôle de Dorothy et obtenir celui du singe », c’est un peu le thème cen­tral de ma vie mais, je crois que ça a plutôt bien marché !

Vous êtes impliquée dans Next To Nor­mal depuis ses débuts off-Broad­way. Qu’est-ce qui vous a attirée dans ce pro­jet au départ ?
J’ai aimé la com­plex­ité de Diana. Un per­son­nage féminin, dans un nou­veau musi­cal, dont on mon­tre la douleur au pub­lic : ce n’est pas banal ! Dans le musi­cal, la douleur réelle reste plutôt en couliss­es. Notre pub­lic idéal appré­cie le choc émo­tion­nel frontal de Next To Nor­mal.

Com­ment décririez-vous Diana et qu’est-ce qui est le plus dif­fi­cile dans son interprétation ?
C’est une rebelle, du genre à faire de la moto sans casque, sous la pluie, à tout essay­er au moins une fois dans sa vie… Elle grandit sous nos yeux.  Le plus grand chal­lenge avec Diana, c’est d’ar­riv­er à la gér­er hors de la scène car par­fois, j’ai l’im­pres­sion de vivre avec elle tout le temps.

Vous alternez entre Broad­way et votre groupe de rock. Avez-vous une préférence ou bien les deux sont-ils essen­tiels à votre équilibre ?
Les deux sont un luxe, le strict essen­tiel étant de pou­voir faire de la musique devant un pub­lic d’au moins une personne.

Quel con­seil don­ner­iez-vous à de jeunes artistes ?
Si votre vie d’artiste est un arc tracé dans le ciel sacré par une flèche,
Alors vous devez libér­er cette flèche et ne jamais la laiss­er diverg­er de sa cible de départ,
Même pour une sec­onde, même après l’avoir lâchée,
Car la vérité, c’est que l’er­reur n’est jamais loin,
Et il y a des chances que vous la fassiez. Cette erreur en question.

Vous pou­vez voir la per­for­mance d’Al­ice Rip­ley aux Tony Awards 2009 :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=TPfxUGMKgLA[/youtube]

Ain­si que son dis­cours de remerciements :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=T8Kcj0FSP7g[/youtube]

Le site offi­ciel de Next To Normal