Airnadette (Critique)

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airnadette-2014

airnadette-2014Résumé : Un show sur l’histoire du plus grand groupe de rock de mon den­tier, qui racon­te la for­ma­tion, l’ascension, le suc­cès inter­na­tion­al et pleins d’autres trucs mais bon on va pas tout dévoil­er non plus. Inter­prétée par les spé­cial­istes du genre avec leurs bross­es à cheveux en guise de micro, la Comédie Musiculte est entière­ment créée à par­tir de répliques cultes (du Père Noël est une ordure en pas­sant par Star Wars, Wayne’s World, mais aus­si Hélène et les garçons ou Dikkenek) et de tes chan­sons préférées (de Brit­ney Spears à Prodi­gy, en pas­sant par les Stones et même Lara Fabi­an). Cette comédie musi­cale en forme de grand détourne­ment est un véri­ta­ble con­den­sé d’énergie, d’humour et de rock’n’roll !
Un show d’1h15, entière­ment écrit et joué par Air­nadette, avec Pef au met­tage en scène, Lydia Deju­gnac aux choré­gra­phies et Philippe Risot­to à la présentation.
Sans oubli­er le pub­lic, qui fait mal­gré lui entière­ment par­tie de la fête. Un pub­lic très large, puisqu’on y retrou­ve toutes les généra­tions y com­pris les plus petits.

Notre avis : Auto­proclamé « comédie musiculte », le spec­ta­cle OVNIesque Air­nadette a en effet tous les ingré­di­ents pour être culte : son con­cept improb­a­ble (un « air band », à savoir que le groupe mime ses instru­ments et fait du play-back sur une bande son), son tra­vail sonore (un mon­tage mil­limétré d’ex­traits de chan­sons et de répliques de films… cultes) et ses comé­di­ens déjan­tés. Depuis six ans, Air­nadette écume les salles, avec ses cos­tumes flashy (flo­rilège intéres­sant allant des années 70 à 90 en pas­sant par le style glam-rock) et son humour potache et trash. Ca dépote, ça décoiffe, ça démé­nage : les vannes fusent, ça frôle par­fois le caca-prout, le pub­lic est pris à par­ti, les comé­di­ens don­nent de leur per­son­ne et tout le monde en rede­mande. Sur une bande son qui débite (317 extraits sonores au total, de Glee à Hélène et les Garçons, sans oubli­er Star­ma­nia, Roméo et Juli­ette, West Side Sto­ry, Rocky Hor­ror Show… pour les ama­teurs de comédies musi­cales…), les comé­di­ens se démè­nent, dansent et miment voix, gui­tare, bat­terie ou vio­lon­celle. Que l’on ne s’y trompe pas, ce « play­back » demande beau­coup de pré­ci­sion et d’én­ergie et même si par­fois, on aurait aimé que les extraits soient plus longs, on se laisse agréable­ment entraîn­er par ce zap­ping live et joyeuse­ment foutraque.