A Chorus Line — Beaucoup d’appelés, peu d’élus

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Affiche de A Chorus Line ©DR
Affiche de A Chorus Line ©DR
Affiche de A Cho­rus Line ©DR

Conçu, choré­graphié et dirigé par Michael Bennett
Livret de James Kirk­wood et Nicholas Dante
Musique de Mar­vin Hamlisch
Paroles d’Ed­ward Kleban

Pre­mière représen­ta­tion le 16 avril 1975, à New York, Joseph Pap­p’s Pub­lic The­atre, puis, après 101 représen­ta­tions, Schu­bert Theatre

Chan­sons
I hope I get it — I can do that — At the Bal­let — Sing — Hel­lo Twelve — Noth­ing — Dance Ten Look Three — The Music and the Mir­ror — One — What I did for love — One (créa­tion de Sur­prise, Sur­prise et Let Me Dance For You pour le film)

Syn­op­sis
D’emblée, on notera qu’il y a unité de temps et de lieu : l’his­toire se déroule durant la durée réelle du spec­ta­cle et dans un décor unique : la scène d’un théâtre. L’ac­tion se situe à Broad­way où une audi­tion de la plus haute impor­tance est organ­isée par Zach (choré­graphe et met­teur en scène) et son assis­tant Lar­ry. Plusieurs cen­taines de danseurs s’af­fron­tent ; seize sont retenus. Dès lors, huit filles et huit garçons se met­tent à nu devant un met­teur en scène dis­tant qui juge leur tal­ent, leur per­son­nal­ité, leur vie. Cha­cun se racon­te, se dévoile. Pour­tant, il ne peut en rester que huit. Quels seront-ils ?

Le Thème
Le milieu du spec­ta­cle, tra­di­tion­nelle­ment décrit de façon si idyllique, devient, cette fois, un univers de souf­frances, de luttes et d’e­spoirs sou­vent déçus. A Cho­rus Line dépeint ces cen­taines d’artistes qui n’au­di­tion­nent, après tout, que pour for­mer une « ligne de choeur », située der­rière les stars. On s’in­téresse enfin à ces artistes bour­rés de tal­ents, d’an­goiss­es et d’am­bi­tion qui « cacheton­nent » sans cesse en atten­dant une recon­nais­sance. Cette comédie musi­cale est l’une des plus représen­ta­tive du monde de Broadway.

L’his­toire der­rière l’histoire 
Au début des années 70, le met­teur en scène / choré­graphe, Michael Ben­nett, décide d’écrire un spec­ta­cle qui met­trait au pre­mier plan ceux qui n’en ont jamais l’oc­ca­sion : les choeurs. Il organ­ise alors les inter­views de 24 danseurs invités à par­ler de leur vie per­son­nelle et pro­fes­sion­nelle. C’est ain­si que naît l’une des comédies musi­cales les plus célèbres : A Cho­rus Line. Elle naît de la com­pi­la­tion des divers témoignages.

Détrônée depuis peu par Cats, elle fut longtemps la déten­trice du record de longévité puisque, du 16 avril 1975 au 28 avril 1990, 6137 représen­ta­tions se succédèrent.

Pen­dant quinze ans, A Cho­rus Line obtint toutes les récom­pens­es pos­si­bles : 9 Tony Award, 5 Dra­ma Desk Award, un Prix Pulitzer et bien d’autres.

La comédie musi­cale con­tin­ue son ascen­sion puisque, en 1985, le ciné­ma s’en empare. Con­traire­ment à la pièce, le film est davan­tage cen­tré sur l’his­toire d’amour entre Zach et Cassie. La réal­i­sa­tion est con­fiée à Richard Atten­bor­ough (Cry Free­dom, Chap­lin, Gand­hi…). Le rôle du met­teur en scène est con­fié à la seule star du film : Michaël Dou­glas. En ce qui con­cerne les danseurs, on peut not­er, par exem­ple, la présence d’Au­drey Lan­ders (vue dans Dal­las), Nicole Fos­se (la fille de Bob), du tal­entueux Gregg Burge (choré­graphe du clip de Michaël Jack­son « Bad ») ou de Ter­rance Mann (la Bête dans la pro­duc­tion orig­i­nale de La Belle et la Bête à Broad­way)…

A Cho­rus Line est devenu un clas­sique de la comédie musi­cale. La dernière scène, regroupant les seize pro­tag­o­nistes et la cen­taine d’au­di­tion­nés face à un jeu de miroirs intel­li­gents, est à ne man­quer sous aucun prétexte !

Ver­sions de référence 

La ver­sion originale :
A Cho­rus Line, Orig­i­nal Cast Record­ing — Sony/Columbia

La ver­sion film :
A Cho­rus Line, Orig­i­nal Motion Pic­ture Soun­track — Casablan­ca (826 655–2)

Le DVD du film est égale­ment disponible.