Cette semaine sur 42e rue de France Musique : Rencontre avec Harold Prince (2/2)

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Lau­rent Val­ière © Christophe Abramowitz

Au pro­gramme, ce dimanche 15 juin 2014 :
Ren­con­tre exclu­sive avec Harold Prince, le « pape » de la comédie musi­cale (2/2)

On lui doit les renou­veau de la comédie musi­cale après son âge d’or des années 50 et la créa­tion de comédies musi­cales nova­tri­ces noires, par­fois cyniques, qui ont mar­qué Broad­way : Cabaret, West Side Sto­ry, Com­pa­ny, Le Fan­tôme de l’Opéra ou la trans­for­ma­tion de Can­dide. Il a reçu 21 Tony awards.

Harold Prince est met­teur en scène et pro­duc­teur. Il débute à 20 ans dans la roue du met­teur en scène pro­duc­teur George Abbott et dès sa pre­mière pro­duc­tion The Paja­ma Game décide de trans­former l’his­toire d’une usine de pyja­ma en grève pour une hausse de salaire en comédie musi­cale en 1954. En tant que pro­duc­teur il par­ticipe aus­si à West Side Sto­ry en 1957 et au Vio­lon sur le toit en 1964.

Dans les années 60, Harold Prince passe à la mise en scène : après avoir refusé Hel­lo Dol­ly qui ne l’in­téresse pas, il met en scène et pro­duit Cabaret en 1966 qu’il façonne à sa manière en créant un maitre de céré­monie qu’il utilise comme métaphore de l’Alle­magne. En 1970, Com­pa­ny avec Stephen Sond­heim fait appa­raitre la comédie musi­cale « con­cept » autour d’un céli­bataire qui hésite à se mari­er. Suiv­ent dix années de col­lab­o­ra­tion inten­sive avec le paroli­er et com­pos­i­teur Stephen Sond­heim dont il pro­duit et met en scène toutes les œuvres : Sweeney Todd, A Lit­tle Night Music, Pacif­ic Over­tures ou encore Fol­lies où Harold Prince fait de l’un des per­son­nages Ben­jamin Stone son autoportrait.

Harold Prince a col­laboré avec les deux prin­ci­paux auteurs de comédies musi­cales con­tem­po­rains  aux pro­fils pour­tant rad­i­cale­ment opposés : le cérébral Stephen Sond­heim et le lyrique Andrew Lloyd Web­ber. Après avoir mis en scène Evi­ta à Lon­dres puis à Broad­way, il s’at­taque au Fan­tôme de l’Opéra qui 28 ans plus tard reste à l’af­fiche à Lon­dres et à Broadway.

Durant ces deux émis­sions excep­tion­nelles, Harold Prince évoque sa vision du théâtre musi­cal, le besoin de renou­veau du style, le besoin de métaphore dans tout spec­ta­cle, le style poli­tique de ses œuvres, ses choix, la créa­tion de Cabaret, la col­lab­o­ra­tion de 10 ans avec son ami de tou­jours Stephen Sond­heim, le tra­vail avec Andrew Lloyd Web­ber, la « répa­ra­tion » de Can­dide de Leonard Bern­stein, et ses nou­veaux pro­jets qu’il dévoile en exclu­siv­ité pour France Musique dont l’adap­ta­tion en comédie musi­cale du film israélien La Vis­ite de la fan­fare musi­cal­isé par David Yazbek (The Full Mon­ty, Femmes au bord de la crise de nerfs, Dirty rot­ten scoundrels), autour d’une fan­fare de musi­ciens arabes per­dus en Israël durant quelques jours.

Harold Prince a reçu Lau­rent Val­ière et l’équipe de 42e rue dans son bureau du Rock­feller Plaz­za à New York.

A pro­pos de l’émis­sion 42e rue : Tous les dimanch­es de 11 h 30 à 12 h 30, sur France Musique, Lau­rent Val­ière présente la seule émis­sion con­sacrée à la comédie musi­cale. Avec chaque semaine, une grande affiche : un artiste, un spec­ta­cle, une per­son­nal­ité du théâtre musi­cal, le son des comédies musi­cales d’hier et d’aujourd’hui, les nou­veautés discographiques, et l’actualité de la comédie musi­cale à Paris, à Lon­dres et à Broad­way. Chaque mois, une ren­con­tre appro­fondie avec un artiste, com­pos­i­teur, pro­duc­teur : au pro­gramme cette sai­son, la chanteuse légendaire Bar­bara Cook, le com­pos­i­teur John Michael La Chiusa, le pro­duc­teur de Broad­way Tom Schu­mach­er. Et tou­jours les con­certs publics avec les troupes de spec­ta­cles événe­ments de la sai­son comme The King And I de Richard Rodgers et Oscar Ham­mer­stein et Into The Woods de Stephen Sondheim.